Depuis quelque temps, lorsque je fais des conférences et des ateliers, je constate que beaucoup de parents se soucient de la santé mentale de leurs enfants en difficulté, qui est grandissante du fait du confinement. Anxiété grandissante des jeunes, surmenage pour les parents… surtout avec ceux souffrant d’autisme, de troubles physiques et de trouble du comportement (TDAH) pour ne citer que ceux-là. La charge de santé mentale est lourde à porter pour eux.
« Si déjà les jeunes qui sont sans handicap souffrent du confinement, combien plus forte raison ceux qui ont des besoins particuliers ! »
— L.B. Koua Dubé
Que faire donc ? Quels soutiens ont-ils ? De l’aide financière certes, mais l’aide morale et le soutien constant sont absents. Mais comment en faire face ? C’est vrai que pour des enfants ayant des besoins particuliers, il est vraiment pénible pour eux de rester enfermés aussi longtemps. Ceux souffrant d’hyperactivité ne peuvent pas rester sur place sans bouger et se concentrer. Ils ne peuvent pas rester sur place pendant de nombreuses heures à rien faire.
Être proactif face aux périodes de confinement
Il est important que nous nous préparions à ces éventualités et périodes en étant proactifs. Faisons-nous des réserves pour les temps de détresse et de confinement. Repensons autrement la vie de famille. Achetons-leur des outils (matériels) de stress tels que les ballons de stress, les élastiques… afin de leur permettre de s’en occuper et de se concentrer. Nous devons les avoir constamment à la maison car le virus n’est pas encore définitivement éradiqué et les périodes de confinement peuvent toujours revenir en fonction de la progression des cas.
Mais ce que nous ne devons pas oublier, chers parents, c’est qu’il s’agit d’abord d’une question de santé physique qui va de pair avec la santé mentale. Peut-on être malade et avoir une santé mentale forte ? Oh que non. Les contraintes de la vie nous obligent souvent à faire des choix cornéliens, mais bénéfiques. Et ne nous y trompons pas : ainsi va la vie. Être ou ne pas être. C’est toujours une question de choix.
Le double fardeau : travail et surveillance
Nous devons surveiller nos enfants avec des classes en ligne, et en même temps faire notre travail en ligne. Chose pas facile. Bien plus, les enfants à besoins sont on ne peut plus demandants en termes de surveillance et de prise en charge, dépendamment de la forme de l’anomalie. Surtout ceux manquant d’autonomie. Mais ménageons-nous du temps et des efforts pour eux, car ce sera la catastrophe si en plus nous devons veiller sur le COVID‑19 qu’ils auront attrapé.
- Organisez des plages horaires dédiées : un moment pour le travail, un moment pour l’enfant.
- Créez un espace apaisant : un coin calme avec des outils sensoriels (balles antistress, casque anti-bruit, élastiques).
- Alternez les périodes d’activité et de repos : les enfants hyperactifs ont besoin de bouger régulièrement.
Des parents formidables et exceptionnels
Je sais que vous êtes des parents formidables et exceptionnels. En fait, aux enfants exceptionnels correspondent des parents exceptionnels. Vous êtes à féliciter. Et parfois, dites-vous bien que vous en valez la peine. Soyez leurs alliés numéro un, leur pilier. Parlez avec eux ; ne brisez pas la chaîne de la communication. C’est cela votre force et votre point d’ancrage. C’est ainsi que vous pourriez garder hors de l’eau votre tête et la leur.
« La communication ne doit jamais être rompue, même dans les moments les plus durs. »
— L.B. Koua Dubé, Spécialiste EED
Les mesures barrières et la vigilance
Surtout, apprenez-leur toujours à garder leurs distances et à respecter les mesures barrières. Car beaucoup de personnes pensent que le fait d’être vaccinés les épargne d’attraper le virus ou de le propager. C’est trop peu savoir ce que signifie prendre un vaccin. L’euphorie de l’été, les balades dans les supermarchés doivent toujours être supervisées et contrôlées. Sinon, à la place de leur santé mentale, nous allons gérer non seulement la santé physique mais en plus la santé mentale.
Prenez soin de vous et de vos enfants. Vous n’êtes pas seuls. Ensemble, nous pouvons traverser ces périodes difficiles en gardant l’équilibre.
— L.B. Koua Dubé, Spécialiste EED · Btit Ngkobe Education ConsultingRecently, during conferences and workshops, I have noticed that many parents are worried about the growing mental health issues of their children with difficulties due to lockdown. Growing anxiety among young people, overwork for parents… especially those with autism, physical disabilities and behavioral disorders (ADHD) to name just a few. The burden on mental health is heavy for them to bear.
« If young people without disabilities suffer from lockdown, how much more those with special needs! »
— L.B. Koua Dubé
What can we do? What support do they have? Financial aid, yes, but moral support and constant support are lacking. How to cope? It is true that for children with special needs, being locked up for so long is very painful. Those with hyperactivity cannot stay still without moving and concentrating. They cannot stay in one place for many hours doing nothing.
Being proactive during lockdown periods
It is important that we prepare for these eventualities and periods by being proactive. Let us build up reserves for times of distress and lockdown. Let us rethink family life differently. Buy them stress tools (materials) such as stress balls, elastic bands… to help them keep busy and concentrate. We must always have them at home because the virus is not yet definitively eradicated and lockdown periods may return depending on the progression of cases.
But what we must not forget, dear parents, is that this is first and foremost a question of physical health that goes hand in hand with mental health. Can we be sick and have strong mental health? Oh no. The constraints of life often force us to make difficult but beneficial choices. And let's not be mistaken: that is life. To be or not to be. It is always a question of choice.
The double burden: work and supervision
We have to monitor our children with online classes, and at the same time do our own online work. Not easy. Moreover, children with needs are very demanding in terms of supervision and care depending on the form of the disability. Especially those lacking autonomy. But let us save time and effort for them, because it will be a disaster if on top of everything we have to deal with them catching COVID‑19.
- Organize dedicated time slots: one moment for work, one moment for the child.
- Create a calming space: a quiet corner with sensory tools (stress balls, noise-canceling headphones, elastic bands).
- Alternate activity and rest periods: hyperactive children need to move regularly.
Wonderful and exceptional parents
I know you are wonderful and exceptional parents. In fact, exceptional children have exceptional parents. You deserve congratulations. And sometimes, tell yourself that you are worth it. Be their number one allies, their pillar. Talk to them; do not break the communication chain. That is your strength and your anchor. That is how you can keep your head and theirs above water.
« Communication must never be broken, even in the hardest times. »
— L.B. Koua Dubé, EED Specialist
Barrier measures and vigilance
Above all, always teach them to keep their distance and respect barrier measures. Because many people think that being vaccinated protects them from catching the virus or spreading it. That is too little understanding of what a vaccine means. The summer euphoria, trips to supermarkets must always be supervised and controlled. Otherwise, instead of managing their mental health, we will have to manage not only physical health but also mental health.
Take care of yourselves and your children. You are not alone. Together, we can get through these difficult times while maintaining balance.
— L.B. Koua Dubé, EED Specialist · Btit Ngkobe Education Consulting


